Echos de Chine (1) – Contre vents et marées

And yet a new section for this summer’s season ! In those posts, I will try to find interesting articles in the chinese-speaking press or weblogs, translate them and present them here. But this time it will not be in english language as usual : not another result of the Brexit (!), but you can only translate accurately into your mother tongue, so these translations will come in french.

Let’s begin with an article from Zaker, a famous information website, originally from southern China (Canton), it’s about very ancient chinese monuments that kept heading through the ages.  And here is the french translation :

 

Contre vents et marées, ces constructions anciennes résistent aux intempéries depuis des centaines d’années

 

Le 6 juillet 2017, dans la ville de Ezhou, province du Hubei, le niveau d’eau du Yangtze a débordé des fortifications ; situé sur un promontoire rocheux, au cœur de la section du Yangtze qui traverse Ezhou, un trésor culturel important pour la Chine défend le site : surnommé « le premier pavillon du Yangtze », le pavillon du Bodhisattva de Ezhou a été frappé par une inondation. Alors que le déluge avait déjà noyé les fondations du pavillon sur une hauteur de plus de 10 mètres, le bâtiment ancien est resté protégé de l’eau.

Les immeubles très modernes qu’on rencontre maintenant tiennent mal la comparaison, on leur attribue souvent des qualificatifs comme “immeuble de guingois”, “immeuble bancal”, immeuble craquelé”, car leur qualité mérite réflexion. Difficile de rivaliser avec de tels bâtiments anciens !  (Crédit Photo : DongFang IC)

Située dans le district de Ying, province du Shanxi, la pagode en bois située à l’intérieur du temple bouddhiste, construite à l’époque QingNing (NDT : 1055-1065, deuxième période de la dynastie Liao), est la plus haute présente en Chine, la plus ancienne pagode construite en bois. De tous temps, la pagode en bois de Yingxian a subi de sévères tremblements de terre, un nombre même incalculable, dont plus d’une dizaine de niveau 5 sur l’échelle de Richter, et pourtant elle est toujours debout. (Crédit Photo : DongFang IC)

A une distance d’environ 16 kilomètres du chef-lieu du district de Wenchuan dans la province du Sichuan, il y a un vieux village fortifié Qiang (NDT : groupe ethnique prétibétain) entièrement construit en pierres, appelé maintenant Taoping Qiangzhai ; l’édification du village a commencé en 111 avant JC ; ainsi, parmi les montagnes, des maisons ont été bâties sans interruption pendant plus de 2000 ans.  

En 1933, le village a subi un séisme de magnitude 7.5 sur l’échelle de Richter ; en 1976, le grand tremblement de terre des districts de Songpan & Pingwu de magnitude 7.2 a également touché le village ; en 2008, Taoping Qiangzhai a subi aussi le séisme de Wenchuan, de magnitude 8.0. Malgré ces trois séismes de magnitude supérieure à 7, jusqu’à maintenant le vieux village Qiangzhai se tient debout, en bon état, et cela ne manque pas de surprendre les visiteurs. (Crédit Photo : DongFang IC)

Le pont Fengyu est le pont le plus fameux pour l’ethnie des Dong. Il est connu dans les province du Hunan, du Hubei, du Guizhou et du Guangxi. Le pont originel forme un ensemble avec une pagode et un pavillon, tous construits en bois ; la couverture de la surface du pont, les deux balustrades latérales, les bancs, les ardoises de toit du pont agrémentent un charmant chemin de promenade. La pagode et le pavillon sont au-dessus des piles du pont en pierre, en strates étagées, les angles des avant-toits sont recourbés, et aux faîtes il y a des calebasses protectrices attendant d’être décorées ; ce pont est considéré là-bas comme un des dix plus extraordinaires de l’univers. Comme les promeneurs pouvaient y trouver une refuge contre les intempéries, on l’a appelé le pont Fengyu (NDT : feng 风 : le vent ; yu 雨 : la pluie ; 风雨 : les intempéries). (Crédit Photo : DongFang IC)

Suopoxiang est situé dans la province du Sichuan, plus précisément dans le district de Danba dans le territoire autonome tibétain de Garze ; le district de Danba a toujours été surnommé « le pays des 1000 tour de pierres ». 

Et c’est à Suopoxiang qu’elles sont les plus nombreuses, leur densité y est très élevée, on en compte 116. Bien que ces tours anciennes aient traversé les épreuves de centaines et de centaines d’années, certaines commencent déjà à s’affaisser, d’autres sont devenues des refuges pour les oiseaux des environs. Malgré que des conflits terribles soient advenues, que pendant des années les intempéries les aient lavées et érodées, beaucoup de ces hautes tours continuent à se dresser haut dans le ciel, rien n’est capable de troubler leur permanence impressionnante. (Crédit Photo : DongFang IC)

Le « temple toupie », plus communément appelé grand temple bouddhiste, est situé à l’ouest de la ville de Tianjin dans le district de Ji, il a été construit au cours des dynasties Sui (581-617) et Tang (618-907), il a donc parcouru plus de 1000 ans jusqu’à nous, c’est le plus ancien de Chine encore debout, le plus grand en forme de pavillon dont la structure comporte du bois. Le « temple toupie » a subi une trentaine de tremblements de terre, il apparaît cependant aussi élégant que dans les temps anciens.

Pour exemple, lors du grand tremblement de terre de Tangshan de 1976, d’innombrables maisons du chef-lieu de district se sont effondrées, les piliers du « temple toupie » bodhisattva ont vacillé, le corps du bâtiment a paru proche de la rupture, mais la structure en bois est restée intacte. (Crédit Photo : DongFang IC)

Dans la province du Shanxi, district de Quwo, il existe un stupa en briques vraiment incroyable, appelé aussi stupa de l’ouest, sa construction s’est déroulée de la dynastie des Song (960-1279) à celle des Yuan (1279-1368), en fait l’essentiel de l’édification a été réalisée durant cinq années vers 1165, elle a donc maintenant 851 ans. Sa circonférence est octogonale, elle a au total 12 étages et possède son élégance particulière ; son apparence est magnifique, sa forme est typique des anciens stupas du nord du pays.

Lors du grand séisme d’intensité 4 de la 7è année du règne Yuan, il s’est scindé en quatre, il s’est affaissé, s’ouvrant en deux moitiés, on l’a alors appelé le « stupa brisé ». Ce stupa a subi 700 années d’érosion, combattu maints tourments, et il se dresse toujours aussi fier, rare exemple de force et de stabilité. (Crédit Photo : DongFang IC)

En Italie, la tour de Pise « plie mais ne rompt pas », mais beaucoup de gens ne savent peut-être pas que dans la municipalité de Shanghai il existe également une tour qui penche : le stupa Huzhuta, il date de la dynastie des Song du Nord (960-1127) et il a presque 1000 années d’histoire. Un récent « examen de routine » a montré que son inclinaison s’était accrue : depuis les années 1980, elle est passée de 6,51° à 7°. A présent elle penche donc encore plus qu’auparavant par rapport à la Tour de Pise. (Crédit Photo : DongFang IC)

 

Note : I wrote an email to Zaker to ask them if they agree that I translate some articles in french, but didn’t get any answer. I don’t have any financial interest in doing this, it’s just to introduce Zaker and China to a french-speaking audience. Anyway, if they should come accross this translation and not approve it, I will of course remove it, copyright is a right.

 

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